Enseignement YOGA

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Le yoga vise « l’arrêt de l’activité automatique du mental », écrit Patanjali, père du yoga « moderne » autour de 200 av, et 400 après J.C. dans les Yoga-Sutras, un des textes philosophiques . A travers 195 aphorismes, le fondateur du yoga décrit la voie à suivre pour atteindre le premier niveau de samadhi. Les huit étapes ou piliers de Patañjali. Patañjali (sage, philosophe et grammairien de langue sanskrite) est l’incarnation du serpent mythique éternel appelé Shesha. Qui est donc Patanjali ? Un homme? Un courant de pensée? Il a été réunit une connaissance importante sur le yoga. L’enseignement du yoga exposé dans les Sutras codifie une pratique traditionnelle très ancienne. Le mot Sutra, en sanscrit, désigne le fil du collier et, par extension, le fil conducteur d’un raisonnement, d’un exposé. Il évoque aussi les perles du collier, et désigne alors les 195 aphorismes qui sont répartis en 4 livres ou chapitres (Padaïs). On parle donc aussi des Yoga-Sutras. Véritable philosophie nous permettant d’évoluer dans notre yoga.

Le premier : Samâdhi Pâda nous indique la direction et la finalité du yoga. Il nous montre les moyens, les obstacles et comment nous pouvons les calmer puis les supprimer. Obstacles pour atteindre le samâdhi, automatismes des comportements de pensée déconditionnées. Faire un avec la vie en acceptant que tout change et se modifie.

Le second : Sâdhana Pâda. Patanjali nous indique les moyens pratiques que nous avons pour mettre en œuvre la création des conditions favorables à ce changement qui est un véritable processus, et une stratégie (sâdhana) d’évolution. Ainsi le mental acquière le lâcher prise, apaisé, il ne fera plus d’obstacle entre la réalité et notre conscience profonde. Là se situe la véritable perception.

Le troisième : Vibhûti Pâda nous décrit les états, les manifestations de puissance et d’énergie découlant d’une action juste, grâce au mental déconditionné. La délivrance de la dualité sujet/objet. Ainsi d’autres attitudes naissent permettant d’explorer d’autres niveaux de conscience. Mais attention à l’auto-suffisance. Il y a nécessité de renoncer à ces pouvoirs.

Le quatrième : Kaïvalya Pâda. De la dualité à l’unité, tel le bon pédagogue, Patanjali revient sur les différents Padaïs ou chapitres et nous permet de les approfondir plus précisément.

A noter que dans l’évolution de notre yoga, « La discipline du souffle étant apparue essentielles en raison du rôle majeur attribué par la psychologie indienne aux souffles organiques dans le jeu du psychisme, incarné dans le corps ».

Voici les différents piliers de l’individualisation de l’être que Patañjali nous a laissé dans les Yogas-Sutras. Telles les perles du collier de perle. Les Yogas-Sutras son des textes simples sur lesquels nous nous appuyons au jour le jour pour éloigner la douleur et atteindre la libération.

Patañjali précise que le succès en yoga ne sera possible que si l’adepte pratique avec assiduité et cultive le désintéressement (dépassionnement).

Pour nourrir notre yoga, voici deux autres textes : Hatha Yoga Pradîpikâ et Siva Samhita.

La Hatha Yoga Pradîpikâ (sanskrit IAST : Haṭhayogapradīpikā ; devanāgarī : हठयोगप्रदीपिका ; « Éclaircissement ou petite lampe du Hatha-yoga») est un texte classique en sanskrit, écrit par swāmī Svātmārāma, un disciple du Siddha Gorakshanath.

Ce traité écrit au XVe siècle comporte 389 sloka (strophes) divisés en quatre upadesa (leçons ou chapitres). Il est fondé sur des textes plus anciens en sanskrit et sur les expériences yogiques personnelles de Svami Svatmarama. Il inclut des informations sur les principaux asana (postures), le Prânâyâma (discipline respiratoire), les chakra (centres d’énergie spirituelle dans le corps subtil), la kundalini (énergie représentée par un serpent lové à la base du corps subtil), les bandha (contractions musculaires), les kriya (techniques yogiques), la sakti (pouvoir divin), les naḍi (vaisseaux dans le corps subtil) et les mudra (sceaux du yoga), entre autres sujets. Ces quatre chapitres ou leçons sont :

  • prathamopadesah : Premier chapitre (relatif à la pratique des âsana ou postures)
  • dvitīyopadesah : Deuxième chapitre (relatif au prânâyâma ou contrôle du souffle)
  • tṛtīyopadesah : Troisième chapitre (relatif aux mudrâ)
  • caturthopadesah : Quatrième chapitre (relatif au samâdhi).

La Hatha-yoga-pradîpikâ, un traité sanscrit de Hatha-yoga de Svâmi Svâtmârâma, avec le commentaire Jyotsnâ de Brâhmânanda, introduction, traduction et commentaires, par Tara Michaël, (préface de Jean Filliozat), Fayard, Paris 1974.

La Gheranḍa samhitâ ou Gherandasamhitâ (IAST ; devanāgarī : घेरण्डसंहिता ) est l’un des trois textes classiques ou traditionnels du Hatha Yoga, a été composée par Gheranda au XVIIe siècle. Ce texte qui comprend 5 483 mots est composé de 351 sloka (strophes) réparties en sept upadesa (leçons ou chapitres). Ces sept upadesa ou leçons sont :

  • sat-karmâni: purification
  • âsana: posture
  • mudrâ: position des doigts
  • pratyâhâra: retrait des sens
  • prânâyâma: contrôle de la respiration
  • dhyâna: méditation. Samâdhi (achèvement par l’absorption profonde ou la contemplation)

La Gheranda Samhitâ, traduction et commentaires Le Yoga Du Corps La Gheranda Samhitâ Jean Papin. Dervy